Type de ressource : Protection

Comment je peux réduire les risques?

Pour réduire les risques de transmission au maximum, on préfère les bands aux artistes solos : combine le dépistage avec les méthodes de protection physique et le lubrifiant (si t’aimes ça quand ça glisse).

Méthodes de protection physique

Condom externe

Le condom externe, c’est-à-dire le condom « classique », est la méthode de protection la plus populaire contre les  les infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS). Une vraie tête d’affiche de la protection! Le condom externe est mis sur le pénis, le dicklit (nom donné par certaines personnes transmasculines à la partie externe du clitoris qui a grandi avec la testostérone) ou les jouets sexuels (comme les dildos ou les vibrateurs) avant la pénétration vaginale ou anale. Lors du partage de jouets sexuels, le condom doit être changé entre chaque utilisation et chaque personne. Il existe plusieurs tailles pour s’adapter à la surface à couvrir, et plusieurs saveurs pour le sexe oral (mais attention, la gang! On garde les condoms à saveur pour le sexe oral, puisqu’ils peuvent créer une irritation ou une réaction allergique dans le vagin).

Les condoms externes peuvent aussi être coupés sur le sens de la longueur pour servir de protection (digue sexuelle) pour le sexe oral. Ça demande cependant un peu de bricolage (#ArtAttack) et il faut faire attention avec les ciseaux pour ne pas abîmer la surface utilisée.

Il existe une grande diversité de condoms pour fitter avec ton style de fessetivalièr·e. Voici nos coups de coeur de la saison :

Incontournable : les condoms lubrifiés

On ne change pas un classique. La plupart des condoms sont lubrifiés pour minimiser la friction et maximiser le confort. De plus, savais-tu que la friction augmente les microlésions et ainsi le risque de transmission d’une ITSS (si tu as un condom non lubrifié, tu peux aussi l’utiliser avec un lubrifiant, mais évite ceux à base d’huile)?

Coup de coeur : les condoms de différentes tailles

Il existe différentes tailles pour que chaque personne soit à son aise: des formats slim fit qui sont idéaux pour un confort un peu plus serré, ou des magnums, plus grands et dont l’embout est plus large pour quand on se sent un peu trop à l’étroit. Choisir un condom de la bonne taille te donne plus de confort et t’assure que le condom reste en place.

Découverte : les condoms à saveurs

Pour se protéger lors des relations orales, les condoms à saveurs sont plus agréables à utiliser que les condoms lubrifiés de base, mais ils sont à éviter lors d’une pénétration vaginale puisque le sucre présent dans la saveur peut irriter ou même causer une réaction allergique.

Découverte : les condoms sans latex naturel

Tu ne penses pas pouvoir porter de condom parce que chaque fois, ça te fait l’équivalent d’un coup de soleil dans les bobettes? Il se peut que tu sois allergique au latex. Tu n’as qu’à essayer les condoms hypoallergéniques sans latex naturels pour avoir le fun safe que tu mérites.

Condom interne

Le condom interne se met à l’intérieur du vagin ou de l’anus avant la pénétration par un pénis, un dicklit (nom donné par les personnes transmasculines au clitoris qui a grandi avec la testostérone) ou un jouet sexuel. Il doit être mis avant la pénétration anale ou vaginale.

Digue sexuelle (aussi appelé carré de latex)

Le carré de latex est, comme son nom l’indique, en forme de carré (eh oui!) et peut être utilisé pour couvrir la vulve ou l’anus lors du sexe oral.

Gant ou doigt de latex

Le gant de latex, comme son nom l’indique, est à enfiler sur la main comme un gant et peut servir de protection lors de la masturbation mutuelle et du fistfucking. Autre option: le doigt de latex, qui se met sur un seul doigt pour la stimulation digitale de l’anus, du clitoris ou du vagin. Put your gloves on. ????

Lubrifiant

Savais-tu que la friction augmente les microlésions et ainsi le risque de transmission d’une ITSS? Le lubrifiant peut être utilisé seul ou avec une méthode de protection pour augmenter le plaisir et diminuer la friction. Il existe des lubrifiants à base d’eau, de silicone ou d’huile et une sélection diversifiée en termes de textures, d’odeurs ou de sensations selon nos préférences. Les lubrifiants, il y en a vraiment pour toutes les crowds!

Attention à ne pas utiliser de lubrifiant à base d’huile avec des condoms de latex, car ça pourrait les endommager et ne plus vous protéger (donc attention à cette super recette DIY à base d’huile de coco)!

Coup de coeur

Le lubrifiant à base de silicone est un must si tu veux que ça glisse jusqu’à la prochaine saison fessetivalière. Don’t worry, glisse happy ! Il est aussi compatible avec les condoms, mais évite-le avec des jouets en silicone… Sinon, tu peux dire adieu à ton nouveau vibrateur à 250$ (ça vaut aussi pour ton lubrifiant DIY à base d’huile de coco)!

Le lubrifiant à base d’eau est ton meilleur choix si tu veux te rapprocher le plus possible de la lubrification naturelle ou si tu as tendance à avoir des réactions allergiques, puisque son pH respecte celui du vagin. Il est aussi compatible avec les condoms et les jouets sexuels. En plus, il est inodore et sans goût. C’est ton partenaire de fesses le plus friendly !

Ce sont nos coups de cœur, mais on a un article encore plus détaillé pour toi si tu veux tout savoir sur la variété de lubrifiants.

PrEP et PPE

La prophylaxie pré-exposition (PrEP, de l’anglais pre-exposure prophylaxis) et la prophylaxie post-exposition (PPE) sont des outils de protection supplémentaires contre le VIH qui, combinés à des pratiques sexuelles sécuritaires, permettent de réduire le risque de transmission pour les personnes qui n’ont pas le VIH.

La PPE se prend le plus tôt possible après une exposition potentielle au VIH – jusqu’à un délai de 72 heures pour être le plus efficace possible. C’est une trithérapie (combinaison de trois médicaments) qui est couramment utilisée pour traiter le VIH et qui vise à bloquer la réplication du virus et, ainsi, à empêcher une infection permanente. Si tu crois avoir été exposé·e à un risque de contracter le VIH, tu dois obtenir une consultation médicale le plus rapidement possible pour commencer le traitement dans les 72h. Tu peux te rendre à l’urgence dans les hôpitaux ou dans les cliniques spécialisées en santé sexuelle. Un·e pharmacien·ne peut aussi te le prescrire pour trois jours, le temps que tu aies ta consultation. Le traitement a une durée de 28 jours et est couvert par le régime d’assurance médicaments du Québec, ce qui fait que la contribution maximale est d’environ 95 $ (au lieu de 1500-2000 $).

La PrEP est pour sa part un traitement préventif. Elle combine deux médicaments utilisés pour traiter le VIH en un seul comprimé et vise à bloquer la réplication du virus pour empêcher une infection permanente. La PrEP s’adresse aux personnes à risque de contracter le VIH, comme une personne séronégative ayant des relations sexuelles fréquentes avec une ou des personnes séropositives dont la charge virale est détectable ou qui n’est pas traitée. Si tu crois que la PrEP est un bon choix pour toi, n’hésite pas à prendre rendez-vous avec un·e médecin pour en savoir plus. Si tu es couvert par le Régime de l’assurance maladie du Québec (RAMQ), tu auras tout de même un montant minimal d’environ 95 $ par mois à débourser pour ce traitement préventif.

Masturbation mutuelle

La masturbation mutuelle peut être une méthode efficace pour prévenir la transmission d’ITSS, surtout si tu es en attente d’un résultat de dépistage, wink wink. Pour un maximum de plaisir avec un minimum de risque, prends le contrôle de ton engin et laisse ton/ta/tes partenaire·s admirer tes manœuvres. Ou pourquoi ne pas s’offrir un 2 pour 1 en vous masturbant chacun·e tout en regardant l’autre faire de même?

Si tu es plus du genre masturbation en groupe ou fistfucking, le gant de latex et les condoms internes ou externes devraient faire partie de ton party mix.

Abstinence

Ne pas avoir de relations sexuelles demeure la façon la plus efficace de prévenir le risque de transmission d’ITSS. Ça peut être poche pour certaines personnes, mais c’est malheureusement vrai! Surtout si tu attends un résultat de dépistage ou si tu as reçu un résultat positif et que tu attends la fin de ton traitement. Tu peux aussi considérer l’abstinence si toi ou ton/ta/tes partenaire·s avez des lésions (par exemple, herpès ou condylomes) qui peuvent augmenter les risques de transmission de certaines ITSS comme l’herpès, la syphilis et le VPH.